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Daniel Senécal, écrivain québécois, peintre et aquarelliste

Daniel Senécal, écrivain québécois, peintre et aquarellisteDaniel Senécal, écrivain québécois, peintre et aquarellisteDaniel Senécal, écrivain québécois, peintre et aquarelliste

L'Andalousie sans Jalousie

Mon épouse et moi avons séjourné pendant plus de 12 ans en Espagne. Un pays lumineux, coloré de teintes subtiles et profondes. Un paradis pour l'aquarelle surtout pour la technique combien difficile des pinceaux trempés sur papier mouillé.

Je présente ici quelques œuvres de ma série espagnole.

    

Une perspective frontale d’un escalier briqueté ouvrant une voie vers le ciel. Partout dans les villages haut perchés de la sierra, ces volées de pavés d’argile, partout permettent de s’élever pour dominer les paysages champêtres.  


Les blancs à peine teintés reçoivent les feuillages ombragés

  

Les maisons se découpent dans le blanc du papier que la végétation arbustive décore dans des coloris pastels avec un glacis à l’eau repiqué de pénombres abris contre la violence du soleil. 

  

Ville forteresse côtière, fréquemment édifiée pour se protéger des pilleurs infestant la mer à l’époque médiévale. Un ciel orageux s’abat sur le bourg, rappelant le danger sans cesse présent.

  

Dans un ciel matinal, le bleu cobalt s’écoule comme un ruisseau dans les passages du village. Les ventaux orangés des maisons sont déjà fermés pour affronter les assauts brûlant du soleil envahissant, bientôt d’une chape de chaleur tout le village. 

Anecdote 2

La voisine

  

  Bon voisinage oblige. Je trouve ma voisine sur son balcon pour lui offrir fièrement mon dernier roman. L’excellente bonne femme est en train d’étendre sa lessive sur la corde à linge. Avec un geste, elle se saisit du livre pour l’envoyer planer au fond de son panier à linge.

- Merci monsieur l’écrivailleur de vous soucier de ma culture. Mais sans vouloir vous vexez, sachez que je trouve indécents vos ouvrages. Vous devriez garder pour vous-même vos inepties et phantasmes.

Je lui réponds en pointant du menton l’exposition de ses sous-vêtements usés, troués, décolorés et sa bonnèterie à l’allure de parachute.  

- Vous avez peut-être raison voisine. Je ne devrais pas vous imiter en les exposant devant tout le monde comme vous le faites sur votre corde à linge de ces tristes oriflammes.     

Écrivain Créatif à Votre Service

3 La chère voisine

  

  

Cette chère voisine m’arrive au trot avec sa queue de cheval anormalement placée derrière la tête. Elle m’interpelle en hennissant. 

- Mon innocent voisin, j’ai commencé à lire votre dernier manuscrit, Le Tribunal Cosmique, qui débute par une intolérable erreur.

Je m’attendais au pire car le précédent roman que je lui ai donné a servi à allumer son foyer. Et voilà que cette impétueuse pouliche me sert cette surprenante ruade;

- Vous racontez que les Extraterrestres sont sur le point de nous envahir alors qu’il y a belle lurette qu’ils l’ont fait. Cher voisin, vous êtes très en retard sur les actualités courantes, et ainsi mal informées.

- Hein, comment ai-je pu faire une telle erreur lui répliquais-je ! 

Heureuse de sa cabriole et la croupe bien arrondie, elle m’explique;

- Au lieu de perdre votre temps à user votre plume, vous auriez dû suivre la passionnante commission sur le fameux naufrage du SAAQ ! Acronyme pour Spatial Alien Association Québec. Vous auriez compris que les extraterrestres sont parmi nous depuis longtemps et plus, ils sont nos dirigeants. Cela était évident, ils étaient tous perdus dans l’espace, comme s’ils arrivaient sur une planète inconnue. Ils n’avaient aucune faculté de mémoire et ils employaient un langage des plus étrange composé uniquement d’acronymes. De plus ils utilisent une arme létale qu’ils dénomment le Napperon.

C’est vrai, je n’ai pas regardé la Commission, c’est mon erreur.

  

Note; L’image qui accompagne, est une de mes aquarelles marines. Elle montre le magnifique LUSITANIA, torpillé par le U-20 faisant1200 morts parmi les 2000 passagers. Le capitaine du sous-marin s’est excusé pour son manque de jugement après le désastre.  

 

4 La pauvre voisine

    

A sa dernière visite, ma bonne voisine m’avait invité à venir voir ses nouvelles plantations dans son jardin.

Comme ce n’était pas vraiment une invitation, mais une injonction, peine m’est pour conserver mes bonnes relations d’y aller.

- Voyez voisin comme j’ai du talent dans ma culture. 

Je suis estomaqué, même renversé devant la cultivatrice toute rouge de fierté de me planter. Ici comprenez que le verbe planter est à la fois transitif et figuré. Devant mon étonnement et incompréhension manifeste, elle daigne m’expliquer comme à un élève cancre :

- Dans la première rangée, il y a les légumes que l’on plante le bulbe en terre avec la méthode cul par-dessus tête. Ceux-là ce sont les fortes têtes ou encore les grosses têtes.  

À côté, viennent les plants aériens bien enfoncés, pour les retenir captifs. Ce sont les têtes de Turc, ou les têtes de moineaux. 

Puis, les aériennes de taille moyenne que l’on retient à l’aide d’un tuteur savamment disposé pour les rendre aveugles.   

Enfin, on dispose ceux de taille grand format que l’on flanque en pot pour leur laisser la tête dans les nuages. Ce sont les têtes de fouine, les têtes hautaines, pas dangereuses, mais pernicieuses pour les autres plantations. Ainsi ne sachant où aller, ils restent gentiment dans mon jardin.

- Bravo, chère dame, mais ceux-là au fond attachés à la trille ?

- Ha, ceux-là, ce sont les pires végétaux, ce sont les têtes de cabochons, les fortes têtes dont la seule façon de les contrôler est de les attacher. Vous comprenez, je veux avoir le contrôle absolu sur tous mes végétaux. C’est pourquoi je les fertilise avec mes engrais miracles que je fais venir du Venezuela. Je veux que mes légumes me nourrissent et aussi m’apportent la gloire au concours des plus beaux jardins de la ville. 

- Mais où avez-vous eu cette idée d’imposer à vos plantes une totale dictature?

- Je dois avouer que c’est beaucoup grâce à vous. L’autre jour quand je suis allée vous servir mes réprimandes bien méritées, je vous ai chipé un bouquin qui traînait là par hasard. Sa lecture m’a grandement inspirée cette stratégie autoritaire sur les humains pour l’appliquer à mes plantes.

- Et quel était ce livre, ma pauvre voleuse ?

Un peu penaude, elle sort de son tablier un petit bouquin largement souillé de terre pour me le remettre. Il s’agissait du Prince de Nicolas Machiavel. Effaré, ne sachant plus quoi dire, prestement je déguerpis. M’en revenant chez moi fort dépité, je me suis dit : La Culture est effectivement dangereuse. Ma voisine vient de m’en donner la preuve. Un livre dans de mauvaises mains terreuses, lu par un esprit mauvais, peut faire beaucoup de dégâts. Et je pense tristement aux abominations qui se déroulent présentement dans le jardin de nos voisins un peu plus loin. 


5 La voisine et le E.T.

      

Il est près de vingt-trois heures et la pluie à cesser dans cette nuit très noire. Le lourd silence est agrémenté par le chant strident des cigales. Je me mets en route intégralement vêtue de noir vers le potager de ma voisine. Même ma tête se dissimule sous une cagoule. Pendu à ma ceinture, un panier d’osier tout aussi sombre assure mon invisibilité.

Comme un voleur, je me glisse dans le jardin, territoire ennemi pour une mission secrète inavouable extrêmement dangereuse. Si la harpie Podarge me pince, sachant de quoi elle est capable, je suis mort. Mais je ne peux résister à mon vice incontrôlable et j’ai besoin de la vaste culture de ma voisine. Ma passion pour la pêche à la truite nécessite les plus beaux vers et son carré de terre noire est habité par les plus dodus spécimens. À cette heure tardive, ceux-ci s’extirpent de leur royaume pour prendre l’air frais.

Mais j’ai un atout majeur. Ma voisine écoute religieusement son émission culturelle préférée, Dallas, qu’elle écoute à tue-tête. Ce n’est pas que l’aimable dame soit sourde. C’est plutôt, on le sait, que les œuvres simples compensent par l’élévation de la puissance du son.

En peu de temps, mon intrusion s’avère un succès et mon panier grouille de ces magnifiques lombrics. Alors que je m’apprête à filer vers la sécurité, je m’empêtre dans une guenille qui pend à la corde à linge. Malheureusement la poulie,  gémit horriblement dans un crissement à réveiller les morts. Après un court moment rien ne bouge et je remercie Saint Brochet.

C’est alors que, sournoisement, ma voisine fait irruption sur sa galerie avec son vieux fusil et braque sur moi une puissante lampe. Me découvrant, elle demeure tétanisée, elle lâche sa pétoire et rentre prestement chez elle en verrouillant la porte. Je ne demande pas mon reste et déguerpie à toutes jambes avec mes vers.

Tôt le lendemain matin, à peine réveillé, ma voisine jaillit toute ébouriffée dans ma cuisine.

- Mon savant voisin, vous aviez raison,faisant référence à mon excellent roman Tribunal Cosmique qu’elle a péniblement lu. Cette nuit, un extraterrestre a envahi mon jardin, sûrement pour tenter de me violer. Elle me décrit combien il était affreux avec un drôle de chapeau pointu et un cache bouche de même nature.

Je tente de la rassurer en lui expliquant que tout ce qui bouge n’est pas nécessairement violeur. Et puis lui dis-je, les extraterrestres ont aussi les deux sexes, donc c’était peut-être une femme ! Peu rassurée, elle me quitte en remarquant sur ma table un vêtement tout blanc.

- Mais que fait là mon beau soutien-gorge en dentelle de l’Abitibi ?

Elle ramasse vivement sa brazoune effilochée et heureusement s’évapore sans rien demander.

La morale de cette histoire est que toute culture brillante et florissante trouve ses racines dans le terreau de la multitude des êtres humbles et cachés, les petits scribouilleurs, qui comme moi fabriquent le compost qui la nourrit. 



6 La voisine et la peinture

      

  

Fréquemment, la voisine potagère, debout sur sa galerie, photographie ses légumes. Curieux je vais lui demander le but de ce manège.

-   C’est de l’art pictural voisin ignare. Art moderne de peindre mes beaux légumes.

-  Mais pourquoi ne pas les peindre sur un tableau ?

- Idiot, c’est évident. Si vous peignez votre concombre pendant des heures et qu’il ne sourit pas, vous devez recommencer votre toile. Avec plusieurs photos, je peux le surprendre quand il affiche son plus beau sourire.

- Oui, ce qui est évident, c’est que l’art des grands peintres ne vous intéresse pas.

Offusquée, l’égérie m’assure son intérêt pour la peinture et se targue de posséder deux œuvres magistrales dans son salon; un Warhol et un Arcimbolo.

-  Ha que me dites-vous, c’est impossible. Je veux voir ces chefs d’œuvres.

- Impossible, depuis quelques années, je souffre d’une maladie rare qui m’empêche de m’en approcher. Une réaction cutanée désagréable et si prononcée que je deviens méconnaissable.

-   En arguant ce malaise, vous tentez de me mentir, fallacieuse dame.

Touché dans son orgueil, la pimbêche hésite puis se décide.

-  D’accord, venez, mais je vous aurais averti…et je n’endurerai aucun sobriquet disgracieux.

Ce que j’ai vu de plus stupéfiant dans ce salon ce ne sont pas les tableaux, mais m’on étonnante voisine.


Transmutation concupiscente végétalienne




1 Le voisin et l'IA

      

  

  

Dernièrement, mon habile voisin est venu m’aider à réparer le léger malaise qu’avait mon tracteur à gazon. Mais après beaucoup d’efforts, l’engin se retrouve à l’agonie.

Découragés, pour nous réconforter, nous prenons une pause énergétique. Un admirable coucher du soleil dans un lit moelleux aux teintes ravissantes nous émerveille.

- Je suis désolé, j’ai échoué. Je n’aurais pas dû utiliser l’IA. Je n’ai pas pensé aux risques. Je voulais naïvement essayer ce que les médias présentent comme une révolution extraordinaire pour notre société. J’aurais dû douter !

- Faut croire voisin que ton QI dépasse largement celui de l’IA ! Tu sais l’intelligence c’est la capacité de penser. C’est réfléchir, inventer, créer, et surtout avoir des idées et du jugement, tout ce que l’IA ne peut posséder. C’est d’avoir la sagesse de ressentir et de douter.

- Et moi qui craignais que l’IA allait remplacer l’intelligence humaine. En fait je m’aperçois que sa compréhension des problèmes ne dépasse pas celle d’une calculette ou d’un blendeur.

- Bien dit voisin. Quand ta calculatrice te donne le chiffre de l’impôt que tu dois payer, elle ne se met pas comme toi à pleurer. Elle n’a en définitive aucun sentiment ni émotion. 

Ma grande crainte mon ami, est que l’intelligence humaine s’abaisse au niveau intellectuel de l’IA. Alors notre société atteindra le même état que mon tracteur.

Descartes a dit, je pense donc je suis. Pourtant la chose que j’ai le plus entendu dans ma vie est; je n’ai pas pensé ! Vois ces oiseaux dont la cervelle est médiocre. Pourtant, jamais ils ne  disent; je n’y avais pas pensé. Nous pouvons craindre le pire quand la seule culture que nous aurons sera celle que l’on broute, comme cet âne qui ne jure que par l’HI-Han.

- Alors voisin, il faut se demander si au-delà de l’artificiel des technologies nous pouvons encore exister et ainsi admirer ce magnifique coucher de soleil. Fréquemment, la voisine potagère, debout sur sa galerie, photographie ses légumes. Curieux je vais lui demander le but de ce manège.

-   C’est de l’art pictural voisin ignare. Art moderne de peindre mes beaux légumes.

-  Mais pourquoi ne pas les peindre sur un tableau ?

- Idiot, c’est évident. Si vous peignez votre concombre pendant des heures et qu’il ne sourit pas, vous devez recommencer votre toile. Avec plusieurs photos, je peux le surprendre quand il affiche son plus beau sourire.

- Oui, ce qui est évident, c’est que l’art des grands peintres ne vous intéresse pas.

Offusquée, l’égérie m’assure son intérêt pour la peinture et se targue de posséder deux œuvres magistrales dans son salon; un Warhol et un Arcimbolo.

-  Ha que me dites-vous, c’est impossible. Je veux voir ces chefs d’œuvres.

- Impossible, depuis quelques années, je souffre d’une maladie rare qui m’empêche de m’en approcher. Une réaction cutanée désagréable et si prononcée que je deviens méconnaissable.

-   En arguant ce malaise, vous tentez de me mentir, fallacieuse dame.

Touché dans son orgueil, la pimbêche hésite puis se décide.

-  D’accord, venez, mais je vous aurais averti…et je n’endurerai aucun sobriquet disgracieux.

Ce que j’ai vu de plus stupéfiant dans ce salon ce ne sont pas les tableaux, mais m’on étonnante voisine.


Transmutation concupiscente végétalienne




2 Le voisin et le Lit

      

  

  

  

Je vous ai dit que le voisin, celui de la voisine, est très ingénieux. Il est un modèle de souplesse humaine devant l’adversité. Il y a peu de temps, il me confie que sa chérie le menace de le contraindre à coucher sous le lit avec le chien, s’il ne règle pas son problème de ronflement. Mais le malheureux ne saurait s’en accommoder, sa corpulente bedaine lui interdisant l’accès à cet espace réduit. Et comme, c’est dans l’adversité que l’on reconnait ses vrais amis, en bon ami, je lui ai suggéré d’acheter des lits BPBS, solution innovante pour beaucoup de couples en péril. C’est ainsi que je lui ai donné la copie de cette publicité.  




  


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Nouvelles du Ciel

Salut Élie

  

Depuis mon aventure à la Tour de la Miséricorde, je suis demeuré ami avec Élie qui fait office de gardien et portier dans la tour, portail pour l’entrée au ciel. C’est certes un drôle d’énergumène mais très sympathique. Dernièrement lors d’une de mes visites sur le petit banc près de lui, il m’a raconté une histoire bizarre concernant le département de la Reproduction, dans l’ingénierie de l’Univers au service du Créateur. C’est ce département qui invente et améliore les règles de la nature pour réguler la création et la vie des êtres vivants. Lorsqu’il a modifié le modèle de la reproduction des reptiles pour passer aux mammifères, il visait à faire de meilleurs rejetons en donnant plus de temps et surtout plus d’attention de la part des géniteurs envers leurs petits. Il visait à les obliger à transmettre leurs qualités et intelligence pour les éduquer socialement afin d’en faire de meilleurs éléments dans le troupeau.

Malheureusement les derniers résultats montrent que c’est un échec et le Créateur est furieux. Les nouvelles venant des planètes, révèlent que les parents ne suffisent pas dans leur tâche d'éducateur et que ça prend tout le troupeau (village) pour éduquer un enfant. Mais, ça prend tellement de temps pour y parvenir que l’enfant ne devient adulte autonome, que vers le début de leur vieillesse. Le problème est que, avant d’y parvenir, il devient lui-même parent immature et donc incapable d’éduquer sa progéniture. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ça prend tout le troupeau qui lui-même n’est pas encore adulte. Cherché l’erreur ?   


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